Le plastique, c’est pas si fantastique !

Ah, le plastique ! Innovation  présentée comme un miracle qui nous a changé la vie. Certes, mais tout n’est pas rose, loin de là ! On fait le point ensemble ? On ouvre nos yeux et on cherche des alternatives ?

 

plastique

 

Pas une journée sans en voir, sans en toucher ni même en mettre à la bouche. Il a envahi non seulement notre quotidien mais aussi celui des animaux marins. Il forme à lui tout seul le 7e continent : un continent de déchets flottant en plein milieu de l’océan. Charmant !

Le plastique, c’est quoi ?

Le plastique est une substance polymère contenant un grand nombre d’atomes (ou groupes d’atomes) de carbone, oxygène, hydrogène ou azote.

Le plastique c’est en fait une grande famille de 7 catégories :

  • Polyétéphtalate d’éthylène (PET – catégorie 1) :

Dégage du trioxide d’antimoine, un composé inorganique provoquant des irritations respiratoires et cutanées ainsi que l’accroissement du risque de fausses-couches et de problèmes liés aux menstruations et le ralentissement du développement des enfants de moins d’un an. Le PET se trouve notamment dans les bouteilles de boissons gazeuses, de jus, de vinaigrette, et de produits pour bains de bouche.

  • Polyéthylène de haute densité (PEHD ou HDPE – catégorie 2) :

Des recherches sont en cours pour évaluer leur impact sanitaire.

  • Polychlorure de vinyl (PVC – catégorie 3) :

Considéré comme l’un des matériaux les plus toxiques. Les phthalates (le DEHP ou le BBzP) utilisés comme plastifiant sont des perturbateurs endocriniens imitant l’œstrogène. Ils déclenchent également des crises d’asthme, des réactions allergiques et sont associés aux problèmes de cancer, de foie, de rein, de rate, d’os et de poids. Le PVC se trouve entre autres dans les jouets, les emballages en plastique transparent, le film étirable, les bouteilles de boissons et d’huile.

  • Polyéthylène de faible densité (PELD ou LDPE – catégorie 4) :

Des recherches sont en cours pour évaluer leur impact sanitaire.

  • Polypropylène (PP – catégorie 5) :

Des recherches sont en cours pour évaluer leur impact sanitaire.

  • Polystyrène (PS – catégorie 6) :

Contient du styrène, un autre perturbateur endocrinien qui peut affecter la reproduction et le développement. Une exposition à long-terme peut également avoir un impact sur le cerveau et le système nerveux et des effets irréversibles sur les globules rouges, le foie, les reins et l’estomac. Le Polystyrène se trouve dans les emballages en styrofoam généralement utilisés pour les œufs, les couverts jetables et les boîtes de plats à emporter.

  • Polycarbonate (PC – catégorie 7) :

Le polycarbonate contient du Bisphenol A (BPA). Ce plastifiant peut endommager les ovaires, diminuer la production de sperme, augmenter les risques de fausses-couches et entraîne l’arrivée précoce de la puberté chez les filles. Le Polycarbonate se trouve dans les biberons, les verres jetables, les bouteilles d’eau, les réservoirs des fontaines à eau, la pellicule protectrice des boîtes de conserve, certaines bouteilles de jus et de ketchup.

 

namaste sonia beauté

La production de plastique

Pour commencer, la production du plastique est un processus nécessitant l’usage de ressources naturelles non renouvelables : pétrole, gaz naturel ou charbon. production de plastiqueEnsuite, les étapes à la fois longues et complexes de la production du plastique sont très énergivores et gourmandes en eau : distillation, cracking, polymérisation, ajout de plastifiants, ajout d’additifs et façonnage.

Tout ça pour fabriquer notamment un simple sac plastique utilisé à peine 20 minutes en moyenne avant de finir à la poubelle !

vie d'un sac plastique

namaste sonia beauté

 

Le recyclage du plastique

Oui mais le plastique, ça se recycle, me direz-vous !

En effet, le plastique, ça se recycle… en théorie ! Parmi les sept catégories, seuls le PET et le PEHD sont recyclés en France. Il est certain que recycler, c’est mieux que de jeter, mais n’oublions pas que cela reste un processus long, coûteux et énergivore. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les sacs plastiques, entre autres, ne sont pas recyclés : cela nécessiterait plus de ressources qu’il n’en serait produites ! En outre, le plastique n’est pas recyclable à l’infini : viendra un moment où il finira à la décharge avec le reste de nos déchets… et tous les autres plastiques qui auraient pu être recyclés mais que personne n’a fait l’effort de trier. L’Europe recycle à peine 25% des plastiques qui pourraient l’être !

recyclage du plastique

namaste sonia beauté

 

La décomposition du plastique

Une fois à la décharge, le plastique continue de polluer pendant plusieurs centaines d’années, le temps nécessaire à sa décomposition. Par exemple, un briquet met 100 ans à se décomposer, une serviette hygiénique ou un sac plastique 450 ans et une bouteille d’eau peut mettre jusqu’à 1000 ans avant de disparaître complètement ! Malheureusement, même s’ils finissent par disparaître, les résidus toxiques de leur décomposition, eux, restent. En effet, pendant ce long processus, des particules très toxiques et non-biodégradables, issues des divers additifs ajoutés lors de la production, sont rejetées et s’infiltrent dans l’eau et les sols.

décharge à ciel ouvert

Et le pire dans tout cela, c’est que des gens « travaillent » dans ces décharges, au péril de leur vie et dans des conditions sanitaires déplorables, à la recherche notamment de plastiques à revendre pour  nourrir leurs familles.

namaste sonia beauté

Le plastique dans la nature

On a tous entendu parler du 7ème continent, composé de plastique flottant dans le Nord du Pacifique.

continents de plastique

En réalité, il existe 5 grands bassins de déchets à travers le globe. Ces plaques sont formées par les courants marins qui donnent lieu à d’immenses vortex connus sous le doux nom de gyres océaniques.

décharges océan 1

continent plastique

Le pire est qu’il s’agit essentiellement de micro-plastiques (inférieurs à 5mm) qui se retrouvent jusqu’à 30 mètres de profondeur. pollution plastique 1Nos amis BPA, phtalates, antimoines et styrènes se réunissent dans ce festival sous marin. Un joli cadeau pour la vie marine, qui finit par absorber tout ça en s’alimentant. Lorsqu’on voit qu’une baleine de 50 tonnes meurt échouée avec 20kg de plastique dans l’estomac, on se dit qu’il est temps d’agir !

namaste sonia beauté

Comment supprimer le plastique de son quotidien ?

Au vu de tout cela, la prise de conscience arrive jusqu’à nous : non seulement on s’intoxique, mais en plus on détruit notre planète. STOP !!!!

Voyons les 10 commandements du « zéro plastique » :

1.De sacs plastiques jamais plus tu n’utiliseras !

Vive le sac en tissu réutilisable que l’on plie et que l’on glisse dans son sac à mains. En plus, on peut en trouver de jolis, à la décoration en fonction de notre humeur !

tote bag

 

2.L’eau du robinet tu boiras !

Exit l’eau en bouteille ! En plus d’être hautement polluant pour l’environnement, plusieurs études ont démontré que l’eau contenue dans les bouteilles est contaminée par des résidus de pesticides, de métaux-lourds, de médicaments, dont antibiotiques, mais aussi de : polypropylene, nylon, polyethylene et terephthalate (PET).

L’eau du robinet est tellement contrôlée que vous n’allez pas risquer de vous empoisonner en la consommant ! Au contraire. Déjà cela revient bien moins cher que d’acheter de l’eau en bouteille, de plus, on est jamais en rupture de stock, et finis la corvée de se trimballer les packs de flotte du supermarché jusqu’à sa cuisine. Vous n’aimez pas le gout de votre eau du robinet ? Laissez la reposer dans une carafe pendant une heure au frigo.

3.La vaisselle jetable en plastique tu banniras !

4.Les emballages en plastique tu fuiras !

S’orienter vers le vrac, et apportez vos propres sacs en tissu ou utilisez les sacs en papier mis à votre disposition.

Investissez dans des bocaux pour stocker le tout dans vos placards, ou réutilisez vos pots de confiture, compotes, etc.

5.Le film alimentaire tu éviteras !

Privilégiez des couvercles (en inox ou en silicone), ou rangez dans vos super contenants en verre ou bocaux !

6.Des piques niques sans plastique tu feras !

C’est souvent lors des anniversaires, pique-nique et autre barbecue entre amis que l’ont achète de la vaisselle à usage unique. Et là, on se dit, “oui, mais ça se recycle !”…Certes, mais ce n’est pas le cas pour tout, on l’a vu plus haut.
Et quand on réfléchit au voyage qu’a fait la petite cuillère en plastique pour arriver sur les étagères de votre magasin préféré…. En moyenne plus de 6 000 km avec, un, voire deux voyages en bateau, tout ça pour deux minutes d’utilisation.

Découvrez les boîtes à lunch, les wraps certifiés sans BPA et sans phtalates, et les pochettes en tissu ! En été on peut avoir un panier ou un sac à pique-nique avec de la vaisselle réutilisable et lavable. Il existe de la vaisselle réutilisable en fibre de riz ou de bambou qui sont plus légers et plus facile à transporter que le service en porcelaine de Limoges de notre grand-mère.

7.Aux produits cosmétiques et aux détergents tu veilleras !

Minimisez les produits dont vous avez besoin ! Cela ne pourra faire que du bien à votre portefeuille ! Ensuite optez pour des produits sans emballage, comme les savons et les shampoings en pain ou les liquides en vrac. Regardez également la composition de ces produits, car on retrouve les toxiques aussi dans les ingrédients ! Vous pouvez aussi faire vos propres cosmétiques et détergents (j’avais rédigé un article là-dessus que vous pouvez lire en cliquant ici).

8.Pour tes enfants vigilants tu seras !

Privilégiez le bois pour les jouets, l’inox et les plastiques sans BPA et sans phtalates, pour les biberons. On veut faire plaisir aux enfants mais on peut essayer de limiter leur exposition aux produits toxiques, d’autant plus qu’ils sont plus vulnérables aux perturbations hormonales.

9.Les Tupperware en plastique par du verre tu remplaceras !

On sait qu’avec la chaleur, le plastique transpire et migre dans la nourriture. Chez moi, j’ai changé tous mes moules (tarte, cake, etc…) par des moules en verre Pyrex. Cela permet une cuisson beaucoup plus saine !

10.Les bouteilles en plastique tu proscriras !

Troquez les bouteilles en plastique (jus, lait etc.) pour des bouteilles en carton ou en verre. Si c’est possible pour vous, pressez votre propre jus de fruit, ou faites des smoothies ! (Pour rappel, les bouteilles en plastique sont recyclables, mais contiennent des toxiques).

D’ailleurs, pour le bureau, no plastic1641043733..jpgj’ai trouvé cette superbe petite gourde en verre pour ne pas mourir de soif ! Elle passe donc au lave-vaisselle et se nettoie très bien. Parce que si vous gardez toujours la même bouteille plastique que vous remplissez chaque jour, elle ne se lave pas, elle. Avez-vous pensé à la colonie de bactéries qui doit y grouiller ?? Non ?? Vous devriez…

 

 

 

Cela vous semble insurmontable ? Allez-y petit à petit. Choisissez un ou deux points les plus faciles à mettre en œuvre pour vous et allez-y. Rome ne s’est pas faite en un jour !

Supprimer totalement le plastique de son quotidien serait impossible. Vouloir en diminuer sa consommation, à son rythme et à sa manière, est bien plus réaliste. Ne vous mettez pas la pression, réduisez petit à petit, en adoptant les astuces que vous préférez !

Il est important d’être informé et d’avoir quelques clés pour changer et opter pour une vie plus saine. J’espère que cet article a réussi ce pari ! N’hésitez pas à me donner votre avis. A bientôt.

So.